Distance officielle : 100 km
Chrono : 17:40:32
Vitesse : 5,657 km/h
Classement scratch : 31 / 59
Classement catégorie V2H : ?
Parcours : nature
Dénivelé : 800 m D+
7e édition (1re participation)
Cette année pour mon 100 bornes annuel mon choix s’est porté sur celui du Perche, qui est plutôt réservé aux marcheurs mais où les coureurs sont tolérés. Quand la veille j’arrive en voiture dans la région, je suis surpris par le paysage très vallonné et je me dis que ça ne va pas être de la tarte !
Le matin nous sommes au départ à Trizay « le bourg » par un beau soleil, mais heureusement il ne fait pas trop chaud. Il y a également les concurrents du 50 et 25 km, nous partons tous à 10 h. Le parcours va consister en 2 boucles de 50 km, en majorité sur des chemins et quelques secteurs sur des petites routes, mais c’est plutôt une course nature. On nous a remis une feuille de route avec 14 points de passage à valider.
Comme prévu les chemins sont une suite de côtes et de descentes. Au 38e km nous entrons dans la propriété de l’ancien collège royal et militaire, racheté et restauré par Stéphane Bern, accolés à l’impressionnante abbatiale romane de Thiron-Gardais. Il y a un ravito dans le jardin de la propriété, je regarde à droite et à gauche, mais non Stéphane n’est pas là pour nous encourager… !
Au 50e km, après un peu plus de 7h de course, je repasse donc par la salle d’accueil du départ près de l’église, où je prends le temps de savourer un bon petit repas chaud, avant de repartir pour la 2e boucle.
La nuit tombe, je sors la frontale, je dois être vers le 70e km, ça commence à être dur… J’alterne course et marche. Je suis tout seul depuis un moment, je ne vois plus personne ni devant ni derrière. Dans un village je rate les marquages au sol et je me perds. Je reviens en arrière, m’arrête pour demander ma route dans une salle pleine de monde où il y a une fête, on me dit qu’il y a des flèches au sol encore plus loin. Je finis par retrouver la bifurcation que j’avais loupé, ouf… !
Plus loin sur la route je sauve la vie d’un hérisson en l’aidant à traverser la route.
Je finis par retourner à Trizay et je passe la ligne d’arrivée dans l’anonymat le plus complet, vers 3h40 du matin. En effet personne pour checker mon passage sous l’arche. J’entre dans la salle de l’église, où sont les organisateurs, et je leur annonce mon arrivée et le temps que j’ai à ma montre. On me remet un petit diplôme et je vais chercher mon duvet dans la voiture pour me coucher dans la salle où d’autres coureurs et marcheurs se sont installés. C’est vraiment convivial comme ambiance.
Par contre j’ai vraiment du mal à m’endormir, je suis encore dans le rythme de ma course.
Au petit matin, après un bon café je reprends la route, mais je pique du nez sur mon volant et par prudence je dois faire un arrêt sur un parking pour une petite sieste.











