Course 335 – NO FINISH LINE PARIS BY SIEMENS – Paris (75) – 09/04/2016

Distance officielle : 106,420 km
Chrono : 24:00:00
Vitesse : 4,434 km/h
Classement scratch : 23 / 34
Classement catégorie V2H : ?
Parcours : nature
Dénivelé : 1148 m D+
2e édition (1re participation)

Après pas mal de marathons, ultra-marathons et autres 100 km, je me lance sur un autre format, le 24 heures. Le principe est simple, il faut faire le maximum de distance sur cette période de temps. En général le parcours se fait sur un petit circuit, et sur cette course il aura lieu autour du Champ-de-Mars à Paris, au pied de la Tour Eiffel. Le tour fait exactement 1,304 km, sur des allées en terre et non du bitume. En plus du 24h, il y a aussi un 5 jours, et la course est également ouverte à toute personne qui veux faire quelques tours pour une association d’aide aux enfants défavorisés ou malades.
Le départ est à 10h le samedi et nous allons donc tourner jusqu’à 10h le dimanche. Je vois des têtes connues, Marc, que je croise souvent sur des courses, et Etienne, que j’avais rencontré aux 100 km du Spiridon Catalan, un coureur qui boit des bières et fume des pétards pendant ses courses…
À chaque tour nous repassons dans le village-course où il y a un ravitaillement et différentes tentes : consignes, croix-rouge, etc, et une tente pour les coureurs du 5 jours avec des lits de camp à leur disposition.
Heureusement il fait beau, la météo est excellente et va le rester jusqu’au lendemain. Le village-course est réservé aux coureurs, mais dès que nous en sortons nous courons parmi les touristes et autres badauds. À chaque fin de tour nous entrons dans le village-course en traversant un tapis qui enregistre notre passage et nous indique le nombre de tours effectués et la distance.
Il y a quand même un peu de dénivelé. En effet le tour commence par une légère descente en faux-plat, un peu de plat pour longer la Tour Eiffel, puis c’est un faux-plat montant pour rejoindre le village-course. À peu près 14 m de D+, qui s’ajoute à chaque fois.
Pendant toute la journée tout se passe bien, je cours à mon rythme, tranquillement. Pendant l’après-midi j’ai la visite de Béa et de mes enfants Dwaine et Océane. Ça fait du bien d’être réconforté, car tourner en rond c’est monotone !
Je discute quand même avec d’autres concurrents. Il y en a certains qui me redoublent sans arrêt, ils vont à un rythme d’enfer !
Quand la nuit tombe les badauds sont de moins en moins nombreux, et au cœur de la nuit il n’y a quasiment plus personne, hormis les coureurs. Je vais m’allonger un peu dans une tente-repos, ou plutôt je m’écroule sur un pouf ! Mais finalement j’y reste peu de temps et préfère continuer à engranger des kilomètres. Je fais la connaissance de Grégoire Chevignard, qui depuis le début de l’épreuve court en costume-nœud pap ! Bon il a quand même des baskets au pied… Nous faisons quelques tours ensemble, moi je cours en trottinant, et lui en marche rapide. Grégoire a écrit un livre sur son parcours incroyable de runner, « De mon canapé à la course à pied la plus dure du monde ». Je vous invite à le lire.
J’alterne course et marche. La nuit passe et au matin je vois Etienne, le fumeur/buveur qui se met à courir comme un fou. Il a dû passer une bonne partie de la nuit à roupiller et maintenant il veut rattraper le temps perdu… Mais comme on dit, vous voyez ce que je veux dire…
Quand je boucle mon 77e tour, le tableau me signale que je viens de dépasser les 100 km, qui était mon objectif. À partir de là je me contente d’avancer par à-coups, si je puis dire. Je m’arrête souvent au ravito, je m’assois pour boire un café, je flâne… Il est près de 10h, on nous remet un palet en bois et on nous explique qu’il y aura un 1er coup de sifflet à 9h59 pour nous prévenir, et un 2e à 10h pile pour nous arrêter, poser le palet au sol. Quelqu’un va passer avec une roue de géomètre pour mesurer la distance sur ce dernier tour en cours, et la rajouter au nombre de tours.
J’en ai fait 81 ! J’ai admiré 81 fois cette Tour Eiffel, de jour comme de nuit. Et avec plus de 106 km je viens d’établir mon record de distance !
Après cette nuit blanche je vais pouvoir aller roupiller, le corps bien fracassé !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *